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>Attaque
du 23 mai 2005
23
mai 2005: première
attaque de grande envergure sur 4 réseaux
bancaires de premier plan
Des phishers apparement basés
en Russie, ont réalisé un
envoi massif de mails frauduleux à
plusieurs centaines de milliers d'internautes
français.
Le mail, rédigé en
anglais et de qualité médiocre
visait probablement à sonder le marché:
en effet, en comparaison des mails de phishing
qui circulent sur le web anglophone (USA
et Grande Bretagne, la mise en page, le
contenu et les techniques qui ont été
utilisées n'était pas réellement
soignés:
- d'une part, le mail perd en crédibilité
parce qu'il est rédigé en
anglais alors qu'il s'adresse à des
français traditionnellement peu enclin
à communiquer dans un autre langue
que la leur sur le réseau, en particulier
avec leur banque,
- d'autre part, le mail parlait de 4 banques
simultanément, ce qui est susceptible
d'éveiller la suspicion des destinataires,
-
enfin, lorsqu'il l'internaute clique sur
les liens présents dans il bascule
sur un site 100% similaire à celui
de la banque visée, mais la fenêtre
(pop-up) qui s'ouvre au dessus de la homepage
et qui permet aux phishers de récuperer
les coordonnées bancaires de la victime
est très peu soignée (elle
ne respecte pas la charte graphique du site
visé).
L'opération a vraissembablement
était montée très rapidement,
mais elle n'a probablement par obtenu des
résultats importants. En admettant
que le mail a été adressé
à 1 million d'internautes, que 20%
de ces derniers aient ouverts le mail (soit
200 000 personnes), il est peu probablement
que plus de 1% des "cibles" aient
cliqué (le taux de clic sur des emails
de phishing bien conçus se situe
dans une fourchette de 3% à 5%).
On peut donc imaginer que 2000 personnes
ont donné leurs coordonnées.
L'opération a donc pu rapporter 80
000 à 100 000 euros aux fraudeurs,
qui prélèvent la plupart du
temps de petites sommes afin que leur opération
reste discrète et que la justice
ne donne pas suite aux plaintes (en effet,
pour les plaintes portant sur des délits
de petits montants, les affaires sont, en
général, classées,
sans suite par la police).
Photo d'écran du mail envoyés
aux victimes

Cette opération est peut-être
en réalité, une opération
de qualification de fichier à l'instar
de ce qui se passe dans le marketing direct:
elle visait peut être à savoir
à quelle banque appartenait les victimes,
à déterminer celles qui étaient
les plus réceptives à ce type
de message pour les "relancer"
avec des mails cette fois-ci, mieux conçus,
les fonds détournées par cette
première opération permettant
d'en financer d'autres.
On remarque un petit rafinement des fishers:
si le lien apparent sur lequel on propose
aux internautes de cliquer pointe vers les
noms de domaines reels des sites bancaires
attaqués, le lien réellement
est le suivant:
http://www.google.fm/url?q=http://go.msn.com/HML/4/4.asp?target=http://9%09%33%628d%09%72t.DA%%%2e%%%52%%75/
Les pirates utilisent
la version micronésienne de Google
(Google.fm), pour appeler le site de Microsoft
(MSN.COM) qui renvoient à son tour
l'internaute vers le site des hackers: www.da.ru
L'intérêt de cette manoeuvre:
brouiller les pistes et désorganiser
les systèmes de protection anti phishing
déjà en place chez les fournisseurs
d'accès.
Le site russe www.da.ru est un site dédié
au hacking...
Contactez Phishing.fr
pour en savoir plus
Autres exemples de phishing: John
Kerry 1 et John
Kerry 2
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